Annonces du gouvernement pour l’agriculture : les réactions du Réseau Cuma

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Présente au lancement des Rencontres nationales des agricultrices à la Foire de Châlons, Marine Boyer, a réagit aux annonces d'Annie Genevard sur le plan CASI

Le 4 septembre 2026, la Foire de Châlons a accueilli le lancement des Rencontres nationales des agricultrices. Conçu comme un rendez-vous annuel, cet événement vise à renforcer la place des femmes en agriculture, à mettre en lumière les initiatives et à favoriser les échanges entre acteurs pour faire émerger des solutions concrètes. Invitée par la Foire de Châlons et Séverine Couvreur, Marine Boyer, présidente de la FNCuma, figurait parmi les intervenantes de la table ronde « Agricultrices cœur de nos territoires », consacrée notamment à la visibilité des agricultrices et à leur accès aux responsabilités.

Cette rencontre, à laquelle assistait la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, se tenait le même jour que l’annonce à Paris du plan de soutien face à la canicule et à la sécheresse (CASI). Pour la présidente de la FNCuma, ces deux rendez-vous constituaient l’occasion de partager les constats et de rappeler les attentes du réseau Cuma.

Foire de Châlons 2026 – Table ronde des Rencontres nationales des agricultrices

Alléger les charges et soulager les trésoreries des Cuma

Lors de son intervention, Marine Boyer a rappelé que le réseau Cuma avait porté des propositions auprès des préfets et du gouvernement au cours de l’été. Le réseau Cuma défend le rôle des Cuma comme « amortisseurs de crise pour l’ensemble des agricultrices et des agriculteurs » et réaffirme la nécessité d’alléger les charges de ces structures et de soulager leurs trésoreries.

Cet effort doit être partagé. L’État doit prendre sa part, mais aussi, les organismes qui interviennent auprès des collectifs, notamment ceux dont les coûts pèsent sur les agricultrices et les agriculteurs membres de Cuma.

Au regard de ces attentes, le réseau Cuma estime que les annonces du plan canicule-sécheresse (CASI) restent insuffisantes : « Le compte n’y est pas. L’effort de solidarité doit être collectif. »

Construire une vision au-delà des réponses aux crises

Au-delà des mesures de soutien immédiat, Marine Boyer appelle à définir un cap pour les années à venir. Elle considère que les prochaines élections présidentielles doivent permettre de redonner une vision à l’agriculture, tout en constatant qu’à ce stade, aucun candidat n’en propose.

« Nous ne pouvons plus nous contenter d’un catalogue annuel de mesures en réponse à des crises », souligne-t-elle. Elle invite à prendre le temps de réunir les acteurs et actrices du secteur et de mener une réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture.

Dans cette perspective, Marine Boyer affirme que le réseau Cuma sera force de proposition pour contribuer à cette prise de conscience et à la construction d’un avenir prospère pour l’agriculture française.